Battu par Lens et distancé dans la course à la Ligue des Champions, l'OM pique sa crise. Même si Pape Diouf fait front.
Pour le supporter marseillais qui serait parti en vacances une semaine juste avant le déplacement à Toulouse et qui serait revenu pour le match de Lens, le choc est assez rude. Entre les aléas de la vente du club à Jack Kachkar par RLD, les nerfs à fleur de peau de Djibril Cissé, la blessure de Ribéry (un mois d'absence officialisé par le club), le naufrage du fonds de jeu de l'équipe d'Albert Emon et enfin la perte quasi assurée de la place en Ligue des Champions, les courageux, qui ont rallié le Stade Vélodrome de toute la France via la A7 en travaux, ont de quoi se prendre la tête à deux mains. Pourtant, dimanche, le public s'est montré correct avec son équipe, la tribune Nord accompagnant même le retour de certains joueurs par des applaudissements.
Djibril Cissé n'a pas levé la tête en sortant du terrain et n'a donc pas pu voir une seule supportrice se lever en tribune Ganay et l'applaudir quand la grande majorité sifflait l'ex-enfant chéri. Pape Diouf a beau dire qu'il ne faut pas se focaliser sur le numéro 9 et il a beau rappeler qu'un groupe entier est mis en cause, le cas de Cissé est symbolique de l'inconsistance actuelle du jeu marseillais. Qu'il mette des chaussures noires ou jaunes fluo, l'attaquant international est invisible. Pour l'excuser un peu, les joueurs chargés de l'alimenter ont confondu dimanche ouverture dans la profondeur et un kick and rush très britannique. « Les ballons sont passés au-dessus de ma tête tout le match, nous confiait le Lensois Eric Carrière, étonné du manque de variété dans le jeu marseillais. Ils ne sont pas en confiance. »
Objectif Coupe de France
Preuve que rien ne va plus Boulevard Michelet, ni les joueurs, ni Albert Emon n'ont souhaité s'exprimer après le match en salle de presse. A la représentante de la presse affligée, Pape Diouf a démenti l'existence d'une consigne présidentielle invoquée par certains pour expliquer cette absence devant les médias. Alors le grand Pape s'est exprimé. « Il n'y a pas une question de défaite de trop. Cette défaite fait mal. On espérait que ce week-end, on pourrait recoller à la première partie du classement et ça n'a pas été le cas. Qu'Albert ou d'autres joueurs n'aient pas envie de s'exprimer, je peux tout à fait comprendre leur courroux. Chacun a sa liberté d'expression qui lui est propre. Chacun peut parler ou ne pas parler. Je n'interdirai jamais quelqu'un de parler mais je ne forcerai personne non plus à le faire. »
Après avoir confirmé qu'Albert Emon continuait sa tâche, le président Pape Diouf réalisait que « la Ligue des Champions semble s'éloigner un peu. Cette défaite prolonge une série d'insuccès. Les résultats enregistrés ce week-end montrent toutefois que rien n'est définitif. Tout peut se jouer pendant une dizaine de matchs. Tout peut arriver en haut comme en bas du classement. Aujourd'hui, ça semble être un coup d'arrêt à nos ambitions. Nous allons disputer la suite des matchs avec le professionnalisme requis. » Un optimisme de rigueur qui s'effaçait rapidement : « C'était un match d'un niveau technique très limité. Les deux équipes ont joué de façon crispée avec le souci de ne pas prendre de but. Chez nous, il a manqué l'allant offensif pour nous permettre de l'emporter. » Et de fixer le nouvel objectif prioritaire : gagner la Coupe de France. Soit le troc de la Ligue des Champions par une qualification en Coupe de l'UEFA...
Pour le supporter marseillais qui serait parti en vacances une semaine juste avant le déplacement à Toulouse et qui serait revenu pour le match de Lens, le choc est assez rude. Entre les aléas de la vente du club à Jack Kachkar par RLD, les nerfs à fleur de peau de Djibril Cissé, la blessure de Ribéry (un mois d'absence officialisé par le club), le naufrage du fonds de jeu de l'équipe d'Albert Emon et enfin la perte quasi assurée de la place en Ligue des Champions, les courageux, qui ont rallié le Stade Vélodrome de toute la France via la A7 en travaux, ont de quoi se prendre la tête à deux mains. Pourtant, dimanche, le public s'est montré correct avec son équipe, la tribune Nord accompagnant même le retour de certains joueurs par des applaudissements.
Djibril Cissé n'a pas levé la tête en sortant du terrain et n'a donc pas pu voir une seule supportrice se lever en tribune Ganay et l'applaudir quand la grande majorité sifflait l'ex-enfant chéri. Pape Diouf a beau dire qu'il ne faut pas se focaliser sur le numéro 9 et il a beau rappeler qu'un groupe entier est mis en cause, le cas de Cissé est symbolique de l'inconsistance actuelle du jeu marseillais. Qu'il mette des chaussures noires ou jaunes fluo, l'attaquant international est invisible. Pour l'excuser un peu, les joueurs chargés de l'alimenter ont confondu dimanche ouverture dans la profondeur et un kick and rush très britannique. « Les ballons sont passés au-dessus de ma tête tout le match, nous confiait le Lensois Eric Carrière, étonné du manque de variété dans le jeu marseillais. Ils ne sont pas en confiance. »
Objectif Coupe de France
Preuve que rien ne va plus Boulevard Michelet, ni les joueurs, ni Albert Emon n'ont souhaité s'exprimer après le match en salle de presse. A la représentante de la presse affligée, Pape Diouf a démenti l'existence d'une consigne présidentielle invoquée par certains pour expliquer cette absence devant les médias. Alors le grand Pape s'est exprimé. « Il n'y a pas une question de défaite de trop. Cette défaite fait mal. On espérait que ce week-end, on pourrait recoller à la première partie du classement et ça n'a pas été le cas. Qu'Albert ou d'autres joueurs n'aient pas envie de s'exprimer, je peux tout à fait comprendre leur courroux. Chacun a sa liberté d'expression qui lui est propre. Chacun peut parler ou ne pas parler. Je n'interdirai jamais quelqu'un de parler mais je ne forcerai personne non plus à le faire. »
Après avoir confirmé qu'Albert Emon continuait sa tâche, le président Pape Diouf réalisait que « la Ligue des Champions semble s'éloigner un peu. Cette défaite prolonge une série d'insuccès. Les résultats enregistrés ce week-end montrent toutefois que rien n'est définitif. Tout peut se jouer pendant une dizaine de matchs. Tout peut arriver en haut comme en bas du classement. Aujourd'hui, ça semble être un coup d'arrêt à nos ambitions. Nous allons disputer la suite des matchs avec le professionnalisme requis. » Un optimisme de rigueur qui s'effaçait rapidement : « C'était un match d'un niveau technique très limité. Les deux équipes ont joué de façon crispée avec le souci de ne pas prendre de but. Chez nous, il a manqué l'allant offensif pour nous permettre de l'emporter. » Et de fixer le nouvel objectif prioritaire : gagner la Coupe de France. Soit le troc de la Ligue des Champions par une qualification en Coupe de l'UEFA...

